2015 – Mourir ou ne pas mourir… pour la France ?

IMG_8311En 2015, le ministère de la Culture et de la Communication a inscrit au titre des Commémorations nationales le centenaire de la mention « Mort pour la France », instituée par la loi du 2 juillet 1915. Plus de 1,3 million de militaires français décédés au cours de la Première Guerre mondiale ont obtenu cette mention, portée sur leur acte de décès.

«  Mourir ou ne pas mourir… pour la France ? Les Mosellans dans la Grande Guerre »

Durant la Grande Guerre, les Alsaciens-Lorrains sont majoritairement mobilisés dans les armées du Reich. Il n’en reste pas moins qu’une partie d’entre eux sert dans l’armée française. Les archives départementales de la Moselle ont dénombré 1538 soldats, soient environ 10 % des morts mosellans, tombés sous l’uniforme français.
Dans l’état actuel de l’indexation du site Mémoire des Hommes, il est possible d’identifier 980 militaires ou victimes civiles originaires de Moselle, dont 896 ont obtenu la mention « Mort pour la France », 83 sont « non morts pour la France » et un cas reste « non statué ». Il s’agit du général Frédéric Henry Micheler né à Phalsbourg et décédé le 15 août 1917 à Lyon ; est-il mort ou non mort pour la France ? Et où sont passés les 558 combattants mosellans non retrouvés sur le site Mémoire des Hommes ? Sont-ils définitivement « perdus pour la France » ou sera-t-il possible à terme de retracer leur parcours militaire, notamment grâce au Grand Mémorial

sandrine heiserSandrine HEISER diplômée de l’Ecole Nationale des Chartes,  après avoir quitter le Service Historique de la Défense (Vincennes) est Adjointe scientifique du délégué aux Commémorations nationales au Service interministériel des archives de France (SIAF).

Co-signataire d’un guide avec Vincent MOLLET : « Vos ancêtres à travers les archives militaires ».

 

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/